15.11.2006
Les méthodes de vinification
Les vinifications sont à la fois traditionnelles et sophistiquées. Elles utilisent chacune des trois méthodes, en cuve inox, en cuve de béton et en fût de chêne. Il est ainsi possible de jouer sur les compositions des vins et de gérer de façon optimale les temps de macération. Le blanc est ainsi élevé en barrique de chêne, le rosé en cuve inox et le rouge en cuve et en barrique.
En cave, un puissant groupe générateur de froid-chaud et un système de micro-oxygénation permettent de contrôler avec précision la phase de fermentation et d’extraire au mieux l’expression de la vendange. Les raisins arrivent au chai en petites quantités. Les opérations traditionnelles – pigeage (pour le rouge) ou saignée (pour le rosé) -, se succèdent. Le Château Grand Boise selectionne ses levures dans le but d'obtenir une extraction aromatique plus importante et raffinée.
Le vin rosé bénéficie de cette structure propre aux Côtes de Provence, obtenue à partir de cépages Cinsault, Grenache et Cabernet-Sauvignon.
Le vin rouge est élaboré à partir de méthodes qui visent à développer son potentiel aromatique. On obtient ainsi, selon les cépages (Grenache, Syrah, Cabernet-Sauvignon), des vins aux caractères affirmés qui peuvent être bus jeunes, et des cuvées qui nécessitent un délai plus long de maturation.
Le vin blanc, dont la production est limitée, bénéficie lui aussi de méthodes de vinification élaborées. Les vins qui en résultent, compte tenu de leurs cépages (Sémillon Ugni et Rolle), présentent une grande originalité, avec des tonalités minérales et aromatiques.
Pigeage : opération qui consiste à enfoncer le chapeau de marc dans le moût de raisin dans le but d’entraîner une extraction en douceur des constituants du raisin.
Saignée : désigne l'action de soutirer, après quelques heures de macération, une partie du jus de goutte assez rapidement (quelques heures) après la mise en cuve.
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Le savoir-faire des moines
C’est au Moyen-âge que la culture de la vigne se développe en Provence sous l’impulsion des grands ordres monastiques : abbayes Saint-Victor à Marseille, Saint-Honorat aux Iles de Lérins, bénédictine Saint-Pons à Nice et cistercienne du Thoronet. Leur savoir-faire agronomique associé à la construction d’aqueducs, de ponts et de canaux souterrains vont contribuer à la culture du vin de Provence.
A partir du XIVème siècle, de grandes familles nobles et des officiers de l’armée royale acquièrent de nombreux vignobles. De nouvelles méthodes de vinification sont expérimentées. Dans les campagnes autour d'Aix-en-Provence, parlementaires et riches bourgeois font construire des bastides, maisons provençales entourées de domaines agricoles. En 1610, au-dessus du village de Trets, est construite la Bastide « La Grenobloise », solide maison de pierre qui fait face à la montagne Sainte-Victoire. A l’époque, ses 10 hectares de vigne produisent 150 hl de vin.
Trets est une ancienne ville médiévale qui a conservé des vestiges de ses remparts datant des XIIème et XIIIème siècles. De belles maisons anciennes avec fenêtres à meneaux sont à découvrir, ainsi que quelques passages sous voûte. La superbe et imposante église Notre Dame de Nazareth du XIIème siècle et son clocher inachevé est classée monument historique. C’est en remontant vers la chapelle de Saint Jean du Puy, sur un chemin vicinal, que se trouve la Bastide qui surplombe le domaine du Château Grand Boise.
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